Dimanche, ça passe trop vite

Crevasse17 juillet

Ça fait une semaine que nous sommes ici. Je commence déjà à entrevoir la fin. Quand quelque chose est important, et te touche, la fin fait mal. Ok, je suis un peu sensible, mais bon. Quand t’as un un voiler pendant 17 ans et enseigné la plongée pendant 10 ans, on comprendra vite, que l’eau je n’aime pas ça, j’adore. Et les odeurs… Fini le mélodrame là.

Le soleil à 4:30 était encore très beau. Mais on commence à s’habituer, on se tourne de bord, et on dort. Ce qui fait que c’est l’envie qui réveille. 6:00 ce matin. Bon, on fait quoi, on a dit que nous allons faire la crevasse aujourd’hui. C’est un autre sentier. Mais on doit y aller en auto (quoique on a mit la main sur une autre carte, et il parait que le sentier se connecte à celui de la Grotte). Arriver là bas, quel parking? Ouain, lequel, c’est écrit P sur la carte, mais il y a de la place pour une auto. On ne voit pas le sentier non plus. On décide de monter en auto, jusqu’à un moment donné, que les trous sont presque aussi gros que les pneus de la mini. On est en pente, en plus, et là faut reculer. Louise n’arrête pas de dire « trop près du bord ».

On arrête ou une affiche indique Sentier des collines. Ou quelque chose du genre, pour se rendre à la crevasse. On fait un demi tour, et on stationne. On entre dans le sentier, on va à quelques points de vues, on voit le Barachois avec la plage où nous étions, on voit la crevasse, on peut même aller sur le bord, mais no fucking way, j’ai le vertige.

On continue, on revient pis c’est fini. Déjà? 2.5km, et puis pas grand chose. Un peu moins beau ce sentier.

À 9:30, la journée est donc pas mal entamée. Sur la route, on va faire du shopping, pas moi bien sûr. Chez Marie-Josée Tommi. Elle fait des beaux trucs en poteries. Louise se paie la traite, elle n’a pas son porte feuille. 🙂

De retour à la maison, bain de soleil, lecture douche, lunch, succulent comme toujours, et on part vers une autre aventure. Celle de se préparer pour notre journée sur l’ile Bonaventure. On nous a conseillé d’aller au centre des découvertes, et non pas détention comme la dame l’a dit, pour se familiariser. Juste avant, aller chercher la tuque à Louise qu’elle a vu hier soir. Elle l’a caché sous une pile de tuque. Je m’en achète une. Elle m’achète, pour rire de moi, un chandail avec les traces de pattes d’animaux de la région pour bien les pister et connaitre ce qui m’a autant fait peur il y a quelques jours. Il est beau en plus.

On passe 1.5 heures dans le truc, tellement plus que la normale des gens que le gars au guichet ne se rappelait plus de nous. La moyenne des gens qui restent à Percé est de 0.8 jours. J’imagine que la moyenne des gens passent 0.8 de 10 minutes là dedans. Ce fut super intéressant. On a hâte. On sait qu’on doit partir avec le bateaux qui amènent les gens travailler, soit 8:45. On y va mardi.

La superbe sieste nous attends.

Ensuite un autre souper à 25 piastres du couvert que Louise concocte, plus une superbe bouteille de vin que madame avait apporté de la maison.

Et vers 20:30, on part faire la virée. La virée des dépanneurs, on a plus de lait pour demain matin.

En passant, la musique Blue Grass et Country, pas pour nous… Alors, en allant à l’épicerie, et une marche à la pluie, quel plaisir, le groupe ne jouait pas son set de 20:00.

Ouf…

 

 

 

 

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