On s’est tapé un bon petit lunch près de la marina, dans un resto où nous écoutions le match. Bien mangé, pour pas cher. On a quitté avant la fin de la partie, en fait à la demie.
De retour au bateau, je ne vous l’avais pas dit, mais c’est un bateau de bois, et il pleuvait dans notre chambre. Manel, le proprio, devait changer le lit et les serviettes qui servaient à éponger l’eau. Ce fut fait, mais il pleuvait de plus belle, et ce même dans le rafiot. Il faut donc se coucher dans la poubelle flottante humide et qui pisse par son pont. Côté cabine à JP, tout baigne, aucune fuite. De notre coté, là il faut l’imaginer : il n’y a pas de place pour la largeur des épaules à Louise et celle des miennes une à côté de l’autre, sans que notre corps soit alors situé sous le pont qui pisse… La solution, on couche sur le côté, et la tête de l’un au pied de l’autre. Ça y est, simple non, mais on ne peut pas bouger sou peine de recevoir des gouttes d’eau sur le corps….
NUIT INFERNALE… En plus de notre position, à chaque mouvement de notre corps on réveille l’autre, on apprend que le FC Barcelone a gagné, crisse tout le monde crie dehors. Des feux d’artifices près du bateau, les occupants d’une autre cabine qui arrivent à 3 hres du matin, vacarme et douche, la pompe d’eau à pression est près de notre chambre, on dort pas. Quelqu’un pisse dans l’eau près de nous, ça fait du bruit, les policiers avec leurs sirènes etc…… Un gros bateau passe quelque part, notre bateau gîte et la porte de notre salle de bain se met à valser et se fracasser sur le mur créant un bruit infernal. Moi qui croyait que la pluie aurait calmé le tout, j’en ai eu pour mon rhume. Ça pue toujours dans le bateau, c’est sale, infecte. Le sommeil, ce sera pour une autre fois.
MAIS, malgré tout ça, et en jasant avec JP, Suzanne et Louise, nous sommes tous d’accord pour affirmer que c’est un des meilleurs spots en ville. Nous sommes près de tout. Il y a de la vie, malgré le fait que nous puissions être calme. Le sommeil à l’intérieur d’un bateau n’est jamais de tout repos, et on le savait déjà. La propreté…. Ça fait pitié. Avons-nous de la pitié, ou de l’empathie? C’est dommage pour le proprio.
Sur ce on quitte pour La Ciotat. Notre prochain arrêt Marseillan pour manger des huitres à volonté…