Le décès

On arrive à 23:25, Bob est déjà là avec Bruno.

Ils sont arrivés à 23:21.

Elle est couchée, complètement débranchée. C’est atroce…

Je la touche, elle est froide, pas moite, froide. Le sang ne circule plus, rien qui réchauffe ses petites mains.

Je l’embrasse, la caresse, sent son odeur. Je pleure, je suis anéanti. Ma petite maman qui chattait et skypait avec moi.

Elle est déjà rigide, sa bouche est ouverte, pourquoi ils font ça…

Il n’y a plus, mais vraiment plus rien à faire…. Je viens de perdre le plus gros morceau de ma vie. J’ai la rage au coeur. La vie n’est vraiment pas belle. Quand on perd une amie, une mère, une personne qui t’a donné la vie et qui s’est sacrifiée pour toi directement ou indirectement toute sa vie…. ça c’est de l’amour.

Il faut que j’aille à l’accueil signer des papiers. Je dis merci à ceux qui se sont occupés d’elle.

Elle est morte comme elle l’aurait souhaitée pour nous deux.

Ne pas vire à mes dépends, ne pas être incapable de rien faire, ne pas être un fardeau pour personne.

Vivre à fond, alerte, éveillée, active, jusqu’à la dernière minute.

La douleur est intense pour les survivants, mais c’est l’unique issue.

Moi, je suis anéanti. Aucun autre mot me vient à l’esprit.

Non, un autre… POURQUOI…

On quitte l’hôpital à 23:55

Finalement, arrivée à 23:15 le 26 septembre 2009 pour décéder le 27 septembre 2009, moins de 24 heures après son admission.